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Club littéraire d'Ile de France est un site de publication internet de littérature francophone. Vous desirez lire des textes inédits ou publier vos propres textes ? Nouvelles fantastiques, romantiques ou fantaisy... Des poesies, des essais ou autres... N'hésitez pas à nous contacter. Vous êtes le bienvenu !

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Pleins phares à Alexandrie

PLEINS PHARES A ALEXANDRIE

Six nuits, cela faisait six longues nuits qu’on planquait… L’initiative venait du capitaine Tonneau qui m’avait dit :
-  Lieutenant Devène, vous voilà maintenant à six mois de la quille, il est plus que temps que l’armée vous récompense de vos excellentissimes états de service. Pour votre dernière mission je vous offre un voyage pour Alexandrie ! Il s’agit d’une banale histoire de trafic d’art, de la broutille pour un élément de votre qualité…
 Je maudissais mon supérieur. Celui-ci savait très bien que je venais tout juste de rentrer du Liban où j’avais galéré comme un damné pendant plus de six mois. Je rêvais de ‘’revoir ma Normandie’’. La mélodie évoquant ma province natale me trottait dans la tête jour et nuit, jusqu’à l’obsession. Le capitaine Tonno s’était fait pincé, il y avait quelques années, dans une obscure histoire de cache d’armes, bidonnée par ses soins pour confondre une bande d’activistes de l’IRA. Depuis, sanctionné et confiné dans les limites de son bureau, l’officier voyageait par procuration.
Vous verrez, m’avait-t-il dit en me tendant deux billets d’avion, l’Egypte c’est magnifique, profitez-en bien…
Pour soit disant ‘’m’épauler’’, on m’avait coller dans les pattes une espèce de blanc-bec, le sergent Plum qui, au vu de ses manières peu subtiles et, étant données ses origines auvergnates, était surnommé ‘’le plomb du Cantal’’.
Nous étions partis le soir même, munis de trois valises. Les deux premières contenaient nos tenues officielles de touristes en goguette, la troisième, spéciale baqshish, était pleine à craquer de stylos, de bonbons, de briquets et autres babioles. Le surlendemain, nous arrivions dans la mythique Alexandrie. Toute la ville était en émoi : la fabuleuse bibliothèque venait de partir en fumée, un véritable drame national pour une Egypte déjà éprouvée par ses problèmes de démographie et d’inflation galopantes. Après avoir pris possession de nos chambres avec vue sur la mer, à l’hôtel Palestine (situé juste à côté du Palais du roi Farouk) nous avions rencontré Ali, notre contact local, traducteur émérite auréolé d’une réputation de discrétion idéale. Celui-ci nous avais donné un tuyau, au sujet d’un cargo nommé le Karaboudjan qui trafiquait le soir dans le  grand port de l’Ouest. Toute la nuit nous planquions, éveillés à tour de rôle ; le matin nous rentrions à l’hôtel. Le trajet était toujours le même : nous sortions du port de l’Ouest, longions le port de pêche jusqu’à la corniche de Ramlah et passions devant la plage désertes, si fatigués que l’envie de piquer une tête ne nous venait même pas à l’idée. Il n’était pas non plus question d’aller visiter les sites dont les noms chantaient sur les dépliants touristiques : jardins de Montaza, musée Farouk, Sarapeion et autres catacombes Kom el-Choufaga. Quand aux pyramides de Guiza, aux temples d’Abou Simbel, au et autres foisonnantes merveilles du pays, il n’était pas question non plus de profiter de leurs vues : tous les soirs à la même heure, le devoir nous appelait  à notre poste d’observation afin de déchiffrer le nom des cargos qui allaient et venaient dans le port. Ce matin là, les yeux rougis par les heures de veille, nous rentrions à notre pension, le moral dans les chaussettes. Notre enquête n’avançais pas d’un pas.
-   Je vous paie une bière, fit le sergent en arrivant à l’hôtel.
-  Pas d’refus, répondis-je après avoir fait claquer ma langue, qui résonna sur mon palais comme un morceau de bois sur une écorce d’arbre.
Quelques canettes après, je commençai à voir se dédoubler dangereusement l’image de mon acolyte. Je m’essuyai la bouche d’un revers de main et lançai d’une voix martiale :
-C’est pas tout çà mais faudra être en forme pour demain, j’aimerais en finir avec notre histoire.
 L’alcool un instant fait disparaître la sensation désagréable qui m’envahissais peu à peu de nous être engagés sur une fausse piste.
- Pas de problème répliqua le sergent, j’en avale encore une ou deux et je vais me coucher…
Je n’eus même pas la force de manger, je tombai sur mon lit tout habillé, Morphée m’ouvrit instantanément ses bras. Le réveil fut plus que pénible. Mon crâne sonnait comme une cloche le jour de Pâques. Pour couronner le tout, mon auvergnat avait les bouts en me laissant juste une bafouille griffonnée sur une serviette en papier : ‘’à travers les voiles d’une autochtone j’ai entrevu les traits de la huitième merveille du monde. Elle attend un taxi, je vais lui proposer de la raccompagner avec notre ‘’limousine’’. N’ayez aucune inquiétude, je serai fidèle au poste, je pense être de retour sur le coup de dix-huit heures…’’. Je jetai un coup d’œil affolé sur ma montre : il était presque dix-neuf heures ! Mon rythme cardiaque s’accéléra. Je descendis en vitesse avaler un kâbab et je demandai au serveur de commander un taxi en prenant soin de lui glisser un billet de dix livres dans la poche. Dix minutes après, une antiquité à moteur m’attendais sur le parking. A cette heure la circulation était dense comme un soir place de la concorde, d’ailleurs l’obélisque parisien venais de Louqsor, il y avait peut-être un mystique et lointain rapport, certains des hiéroglyphes ressemblaient tellement à des idéogrammes de panneau de circulation. Ici la priorité ne tenait pas du code de route, la puissance du klaxon faisait loi. Une fois sortit des embouteillages, je m’installai à la terrasse d’un café du port, à quelques pas de l’endroit où nous nous postions d’habitude, et je commençait à avaler tasse sur tasse de ‘’kawat ziada’’ un café à la façon turque dense et sucré. Mon crâne me faisait toujours aussi mal et mes paupières pesaient des tonnes. Me retrouvant seul, je ne pouvais me permettre de piquer le moindre petit somme, je commençai à comprendre la signification du sobriquet dont on avait affublé le sergent Plum. Les trompettes de l’apocalypse se mirent soudain à sonner sous la forme de sirènes de véhicules de police. En quelques secondes je me retrouvai cerné d’un mur de phares aveuglants. Des portes claquèrent. Un homme armé d’une Kalachnikov me hurla un ordre. C’était la police maritime, celle qui assurait la sécurité des activités portuaires. En deux temps trois mouvements deux costauds me passèrent des menottes et me jetèrent sans ménagement dans un fourgon cellulaire. L’un des cerbères me barra les yeux d’un bandeau noir. Commença alors une ballade d’une bonne demi-heure, j’étais secoué comme une olive dans un shaker, comme dans la recette originale du Martini triple flip. Protégé par mon statut diplomatique, je n’avais pas peur de ce qui se passais, j’en avais vu d’autre. Non, ce qui me chiffonnais le plus c’était que je n’avais pas imaginé cette façon de faire du tourisme. Soudain le véhicule s’arrêta. Les deux costauds me poussèrent hors du fourgon et m’entraînèrent dans un bâtiment dont j’entendit la porte en fer claquer derrière moi. Après une longue ballade dans un dédale de couloirs humides ; je fus jeté dans un bureau crasseux et sombre qui sentait la sueur et le tabac froid. L’attente me sembla interminable. Je commençais à penser qu’on m’avait oublié quand un bruit de serrure claqua à mes oreilles. Dans l’encadrement de la porte se dessina une silhouette massive. Un colonel en tenu de parade s’avança vers moi en me tendant la main.
- Excusez-moi de vous avoir fait attendre, fit le bibendum dans un français impeccable,  mais j’ai beaucoup de travail…
L’officier me tendit la main, je fit de même.
- Asseyez-vous !, fit mon hôte après m’avoir consciencieusement broyé les phalanges, nous avons beaucoup de choses à nous dire, çà risque de durer pas mal de temps…
Ma gorge se serra ; je voyais avec angoisse mes vacances forcées se prolonger au delà du raisonnable. Les deux armoires à glace qui m’avaient accompagné firent leur entrée dans la pièce et prirent place de chaque côté de la porte. L’officier s’annonça :
-  Je suis le colonel Hatti, responsable de la sécurité portuaire…
Je fis mine de me présenter à mon tour.
Je sais qui vous êtes, me coupa le militaire, vous êtes le lieutenant Devène, vous venez de France et vous êtes ici pour tenter de résoudre une affaire de trafic d’objets d’art…
Je restai bouche-bée. Le colonel reprit :
Je vais avoir l’honneur et l’avantage de vous remettre en main propre, suite à son arrestation, votre subalterne, le sergent Plum…
Le bibendum claqua un ordre à l’attention des ses hommes. Les deux maousses costauds sortirent de la pièce à la vitesse d’un éclair et , revinrent dans la minute en guidant un homme boitillant à la face tuméfiée. Je reconnu le sergent Plum.
Vous n’avez pas le droit d’employer la force ! fis-je en me levant d’un bond, nous sommes protégés par notre statut diplomatique !

Le colonel s’énerva :

 

Rasseyez-vous et calmez-vous !  Non seulement nous n’avons pas touché un seul cheveu de cet homme, mais en plus nous lui avons probablement sauvé la vie !
L’officier s’empara de la cravache qui était posée sur son bureau d’un geste nerveux, la pointa en direction de Plum et reprit :
Figurez-vous que ce sergent n’est rien moins qu’un imbécile doublé d’un goujat ! Quand nous l’avons retrouvé dans un quartier de la vieille ville, il était en train de se faire lapider par un groupe de radicaux : ’’les frères musulmans’’ ! Cinq minutes plus tard s’en était fini de lui… Nous avons interpellé ses agresseurs  : ceux ci nous ont expliqué que votre compatriote s’était permis de suivre une femme jusqu’à chez elle depuis l’hôtel ou elle travaille. Il n’avait rien trouvé de mieux que de lui enlever son voile pour tenter de l’embrasser ! En entendant ses cris les gens sont intervenus ; et voilà le résultat…

Après ce récit, je me pris la tête entre les mains et me mis à souffler de découragement :

Excusez-moi, fis-je, mais on m’à imposé cet élément pour accomplir ma mission…

Hatti me fixa d’un œil noir et me lança à la figure :

-  J’ai donné consigne à mes hommes de ne plus intervenir dans ce genre d’affaires ; je n’ai pas envie de risquer une émeute !

Il tapa du poing sur la table.

 Tenez vous le pour dit, et prévenez vos congénères ; si un incident de ce type survient à nouveau, vous ne récupérerez, au mieux, qu’un cadavre désarticulé !

L’officier ordonna qu’on fasse asseoir le sergent Plum.  Il reprit sa diatribe, un sourire narquois barrant son visage  :

Maintenant nous allons passer une autre affaire et passer du tragique cocasse…

Une goutte de sueur se mit à perler à mon front, je fixai mon acolyte, inquiet des révélations qui n’allaient pas tarder. Le sergent fit un geste de dénégation. Le colonel me rassura :

Ne vous inquiétez-pas, pour ce qui suit votre subordonné n’est pas en cause. Mais je vois que vous êtes au bord de l’apoplexie, acceptez un verre de thé à la menthe, ça vous requinquera, comme on dit chez vous…

J’étais près à tout entendre, mon cœur s’était mit à battre la charge, mon front  dégoulinait d’une sueur grasse et abondante ; je la jouais au culot :

Vous n’auriez pas quelque chose de plus costaud ?

Bien sur, s’amusa Hatti, j’ai de l’alcool de datte, vous allez voir çà réveillerais un mort !

Il ouvrit un des tiroir de son bureau et en tira une bouteille recouverte d’osier. L’officier versa le breuvage dans un verre à thé. J’avalais cul-sec. Pour la deuxième fois de la journée je faillit m’évanouir, un incroyable feu avait dévasté mon palais. Je me mis à tousser sous l’œil amusé de mes hôtes. L’officier reprit la main :

-  Maintenant, nous allons pouvoir passer à la suite…

Il jeta un ordre, les deux cerbères disparurent de nouveau et réapparurent en portant une lourde malle. Hatti exulta :

La  solution de votre mission se trouve dans ce gros coffre! 

Les deux bidasses se retenaient pour ne pas éclater de rire. Que pouvait bien y avoir dans ce bagage là ? Il reprit :

Voyez-vous, mon cher, votre problème c’est que vous avez démarré votre enquête à l’envers…

Voyant ma figure décomposée, il reprit sa démonstration :

Depuis le début, vous vous êtes focalisés sur un hypothétique trafic d’art partant de l’Egypte vers la France. Hors, c’est le contraire qui se passe. Le sens du commerce se passe de votre pays vers le mien.

Cette fois, la coupe était pleine, je me sentit me transformer en statue de sel. Le colonel finit sa démonstration :

Quand au fameux ‘’objets d’art’’, voilà de quoi il s’agit…

Il donna un coup de talon sur la malle qui se renversa, son contenu s’étala dans le bureau, il s’agissait de… Tour Eiffel miniatures !

Nos trois anges gardiens se mirent à éclater de rire comme des baleines. Jamais de ma vie je ne m’était sentit aussi ridicule.

Voilà, conclut l’officier, maintenant votre mission est terminée. Demain, à la première heure, vous serez amené à votre avion, vous avez un vol pour Paris avant midi… Quand aux fameux ‘’objets d’arts’’ ils seront passés au pilon au plus tôt.

Il ouvrit un tiroir de son bureau et nous tendit nos passeports et nos billets de retour.

Le lendemain nous quittions l’Egypte. Pendant le voyage le sergent Plum resta muet comme une carpe. Pour le rassurer je lui certifiais que je ne ferais pas mention de ses frasques dans mon rapport. Bien sur si l’ambassade d’Egypte prenait une autre option, son avancement risquait de se transformer en renvoi direct à la circulation. Six mois après, je prenais ma retraite au bord de la mer, je revoyais enfin ma Normandie. Je n’ai jamais été aussi débordé depuis que j’ai arrêté de travailler. Tous les matins je fais du vélo, pendant les vacances scolaires, avec ma femme nous nous occupons de nos petits enfants. Je vais à la pêche avec des copains de mon âge, je suis même président du club de belote local et tout les après midi je m’entraîne pour le championnat du monde de sieste… De temps en temps, avec mon épouse, nous nous rendons à Paris pour faire des emplettes. C’est étrange mais à chaque fois que je prends le métro et que la rame s’arrête au métro Pyramide, je n’arrive pas à m’empêcher de partir dans un fou rire incontrôlable.

 

Franck Dumont.

 

 

 

 

 

 

 

 

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J
Après 5 ans de mariage avec mon mari avec 2 enfants, mon mari a commencé à agir bizarrement et à sortir avec d'autres dames et m'a montré un amour froid, à plusieurs reprises, il menace de me divorcer si j'ose l'interroger sur sa liaison avec d'autres dames, je a été totalement dévasté et confus jusqu'à ce qu'un vieil ami à moi me parle d'un lanceur de sorts sur Internet appelé DR.WEALTHY qui aide les personnes ayant des problèmes de relation et de mariage par les pouvoirs des sorts d'amour, au début, je doutais si une telle chose existe, mais j'ai décidé pour l'essayer, quand je l'ai contacté, il m'a aidé à lancer un sort d'amour et dans les 48 heures mon mari est revenu vers moi et a commencé à s'excuser, maintenant il a cessé de sortir avec d'autres femmes et le sien avec moi pour de bon et pour de vrai . Contactez ce lanceur de sorts d'amour pour résoudre votre problème de relation ou de mariage aujourd'hui via: wealthylovespell@gmail.com ou directement WhatsApp: +2348105150446 DR.WEALTHY
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