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Toutes citations rédigées à l’égard des femmes risqueraient de s’entendre de grossière injustice autant que trop au service de leurs privilèges. Quant à l’amour, cette incontrôlable règle divine, d’en épiloguer serait pure vengeance contre soi-même. Disons seulement, qu’il soit libre ou subit, fidèle ou épidermique, l’amour ne peut s’estimer parfait qu’à son terme. C’est-à-dire, à la quantité de ses larmes.
- Complet malheur n’est pas que la colombe s’envole, puisque abondent les oies.
L’absolu n’est pas la nécessité de tous, et personne n’a vraiment besoin de fée.
- À trop agneau pas d’épouse.
(Ethylismologie)
Celui qui ne sait taire ses adultères cumulera les divorces.
Lorsque l’homme fait l’effort d’épouser sa première femme, voire sa deuxième, il pense toujours qu’elle restera la même : celle qu’elle est donc.
Par contre, dans l’esprit de la femme, ce mariage s’entend comme l’inverse. Elle espère que lui, il va changer !
Hélas, dans 99 % des cas, c’est l’inverse qu’inévitablement s’opère.
Autant lui reste le même – ou s’empire dans sa forme initiale – , autant elle grossie, blanchie, se ride et accumule les reproches dans le mauvais sens.
Entendons celui de l’échec assuré !
L'homme est professionnel du mensonge. Et pour cause !
Les questions de la femme ne sont pas plus maîtrisables que les éruptions permanentes du Stromboli.
Ah ! les femmes …, c’est bien le parfait exemple organique de l’apothéose en matière de subtilité ; surtout lorsqu’elles amplifient à souhait leurs fragilités, et qu’elles opposent le raffinement de leur nature à nos brusqueries masculines. Elles sont parfaitement assurées de nous affaiblir un jour ou l’autre !
(Vanité)
- Plus coq s’apprête, mieux poule le guette.
(Valentinage de basse-cour)
À qui trop accorde, perdra tout.
- Peu sont les biens mariés.
L’amour : ce présent, parfois intense, qui nous saigne trop longtemps d’un souvenir fait d’or !
- La noce est pire mal d’étalon.
Une femme seule, c’est comme un chaland sans barre : elle dérive mais ne coule jamais.
(Agnès)
- Meilleur repos est celui de la veuve.
Une jeune femme s’accorde volontiers à toutes hypothèses sans s’encombrer de l’ombre d’une quelconque garantie – du moins d’une garantie réfléchie -, par contre, une femme mûre, paradoxalement, demeure moins frivole que pourtant l’expérience lui dicterait le contraire.
Cependant, hélas, cette femme mûre reste celle que l’on aborde le plus aisément !
- Une femme sans défauts, c’est comme une montagne sans neige, et les fontes ne durent qu’un temps.
Le mutisme d’une femme qui nous quitte, mais que l’on aime encore, est toujours plus amer à subir que ses invectives d’antan.
- Femme est nubile lors que point à sa bouche le premier blâme.
L’avenir d’une femme, c’est de devenir une bonne femme…
En attendant, quelle est-elle ?
Si tu veux cueillir les fruits de l’arbre que tu souhaites replanter dans ton jardin, n’en oublie pas les racines.
- Riche n’est plus qui prend femme.
Le pire défaut de la femme n’est pas qu’elle soit naturellement stupide. Non ! sa plus grande nuisance universelle, à cette femme, c’est que, de notre absolu besoin d’elle, nous en paralysons nos élans.
Les femmes, lorsqu’elles nous attirent, c’est bien que l’on désire profondément se vautrer sur la reconnaissance de nos forces, sans subir l’inconfort d’avouer qu’on aimerait toutefois s’en émanciper. Dans cet ordre d’avis sur la question, et pour en dire plus, le rapport des âges n’a probablement rien à y voir ; nous pouvons assez vite devenir le chérubin, le couvé d’une plus jeune, autant que le papa d’une plus vieille. Finalement, au début, on en sait rien ; c’est le quitte ou double, comme pour la plupart de nos actes.
(Vanité)
Les avantages d’une femme mûre n’en demeurent pas moins à la veille de se gâter.
- Union sans larme, c’est bataillon sans arme.
Seule Polyandre est femme sensée.
Si Dieu, dans son éminente compétence, avait œuvré un tantinet à détruire le désir, il n’aurait eu la triste nécessité de créer la femme.
Est-ce à dire que le monde, à ce jour, tournerait beaucoup mieux qu’il ne tourne ?
- Pousser femme à confesse, c’est s’instruire du non fait.
Plus l’amour enrichit le présent, plus pauvre en sera son futur.
- Plus femmes abondent au palais, plus la masure foisonne d’enfants.
- Trop pudibond se voue à l’abandon.
Monogame et moine n’ont pas de vraie vie.
- Mari n’est pas luxe.
S’attacher à trop enviable convient à ne dormir que d’un œil.
Voyons donc ici, que choix d’ordinaire est plus reposant !
- Qui souhaite nombre faux amis, prend femme trop jolie.
L’esprit n’a pas de pire ennemi que l’amour.
- Trop beau panier attire les crabes.
Pieux est l’acte de déshabiller la femme, puisque c’est le diable qui l’a vêtu.
- Œuvre inégalée est fort convoitée.
L’homme est un verre de cristal. Avec soins, sa mère le façonne pour que, plus tard, son épouse le brise.
- Plus bel est l’oiseau, plus solide doit être la cage.
La plus belle des étoiles n’a toujours qu’une face à montrer.
La femme n’oublie jamais rien ; sauf quelle fut enfant.
- En amour, fuir, c’est triompher.
Et qu’il nous plairait de croire que l’amour n’est qu’un jeu ! En ce cas, une partie dont la rupture nous accorderait aussitôt une revanche ; enfin, ceci avant de jouir en gagnant la belle.
- Amour dans l’âme, c’est barque sans rame.
Épouser la fille de son voisin, c’est choisir l’enfer comme préambule au divorce.
- Belle assiette engage mieux l’appétit.
Les intouchables créatures de rêve sont autant le déséquilibre de notre bien-être qu’elles constituent la primeur des espérances qui nous maintiennent.
- Amour de jeunesse reste confit sans graisse.
Si le mariage se voit reconnu comme la plus absolue des sauvegardes, c’est bien que même les imbéciles ne peuvent en être exclus.
- Intuition et rancune sont art et tare de femme.
De ce qui vous ennui dans la trop accalmie et l’insipidité de votre épouse, faite-en à la minute un orage certain ; honorez une maîtresse !
- Bonne ou mauvaise, langue est fort muscle de femme.
Pourquoi nos alliances exigent nombre de cérémonials et actes d’état civil ?
Eh bien ! c’est tout autant pour cadrer la dangereuse réunion d’individus que représente le mariage, qu’autant nuire à l’individualité elle-même.
- Homme sans maîtresse, c’est arbre sans branche.
La femme que l’on trompe ne saurait être plus avare que celle avec laquelle on a trompé. Notez-là,
une lapalissade !
- Belle-mère au foyer, c’est vin au lait mêlé.
Lorsque l’on oublie un anniversaire de mariage, la preuve de notre bon sens est faite ; Dieu ! c’est qu’il nous reste une mémoire sélective !
- Toute fidélité demeure plume en courant d’air.
Et si nous avions de réelles qualités, de quel droit, je vous le demande, une seule partenaire en aurait-elle l’usage ?
- Sans risque est d’épouser l’orpheline.
Tout autant reste débonnaire la vilaine femme qui garde parfaite conscience de son état, qu’autant peut être ignoble celle beaucoup plus jolie, mais qui demeure incapable de modérer les pouvoirs de sa beauté.
Aimer avec modération doit se percevoir comme une saine avarice.
Les mille défauts de la femme lui sont pardonnés de ses mille qualités, certes !... mais pas de son manque de ponctualité.
Attendre l’amour, c’est devenir l’esclave de l’ « Inconnu ».
Entre l’amour et la haine, il n’y a que largeur d’un ru.
(lettres : 13)
L’amour, c’est faire couple d’avaries.
La fidélité est l’une des pires mites ruinant l’amour.
Une femme politique, c’est une femme qui a choisi de rester laide.
Si l’amour n’engendre peu de notoires mépris, il reste parfois trop source de violentes haines.
Un cœur en colère use trop souvent d’insultes.
… Il en cumule autant de regrets qu’il ne su maîtriser ses dires. C‘est aussi, qu à l’insu de ce cœur, sa perte reste probante et liée toujours aux effets justement de sa dite colère. Notons alors, qu’un cœur en colère demeure en complète autodestruction… ; et toujours par ses non maîtrisés dires.
Tout comme celui de l’âtre, le feu de l’amour ne réchauffe pas le voisin.
La fidélité, à l’amour, n’est qu’un ber au paquebot ; son utilité n’excède pas sa construction.
L’amour est un métier exigeant plusieurs vies d’apprentissage avant de pouvoir s’exercer correctement.
(Mense)
Le préambule à la bagatelle est bien trop souvent une monumentale perte de temps.
La lumière est appréciable aux ébats durant qu’une aventure sur dix.
La première querelle est l’examen avant le diplôme du mariage.
La moitié de sa vie atteinte, le lézard perd sa queue. À ce sujet, qu’en est-t-il de l’homme ?
« Se quitter en bons termes » est une expression très usitée, mais tout autant absurde que
« se retrouver en mauvais termes ».
En amour, la paix qui suit la première querelle est rarement définitive.
Au début d’une relation amoureuse, la femme est toujours nymphomane. Hélas, toujours également, au terme de quelques mois, elle devient carmélite.
Un bon suicide vaut mieux qu’un mauvais mariage.
Pour un homme, demeurer fidèle, c’est tout autant faisable que quasi impossible.
Laurent Lafargeas
(Proverbes et citations)