Overblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Club littéraire d'Ile de France est un site de publication internet de littérature francophone. Vous desirez lire des textes inédits ou publier vos propres textes ? Nouvelles fantastiques, romantiques ou fantaisy... Des poesies, des essais ou autres... N'hésitez pas à nous contacter. Vous êtes le bienvenu !

Publicité

Valentinage de basse-cour

                                              François Boucher



Valentinage de basse-cour




S'il m'était permis
d'avoir pour l'ensemble des femmes du mépris,
pour chacune d'entre elles,
au mieux, je m'attacherais à y définir une variante ;
équitable, je détaillerais, de chaque espèce, la constituante.


Qui plus est, tout comme nombre éléments se juxtaposent au sein de
notre cependant noble nature,

ma comparaison immédiate se risquerait  vers,

de nous, la proche gent volatile, non sans quelques piteuses créatures.


De là, commençons donc par les dindes.
Elles ont le ventre plein et rond,
de fessus arrières, de surcroît fort bons,
et le monde le sait !
Ce qui du reste, à nous, de notre ventre satisfait.
Aussi dinde ne produit que dindonneau, ne copule qu'avec dindon ;
ici rien à voir avec notre structure d'avide faucon.
Par endroit, je m'entends !...
Croyez-bien, qu'au bas de cette aile,
d'abondance, prompts, nous vomirons d'elle.
Disons alors que dinde ne peut convenir qu'à dindon.
Et, voyez-là, pauvres femmes moches!
Comprenez, femmes qui s'accrochent !...


En deçà, observons oies et pintades.
Les unes engourdies dans un faible champ de vision,
les autres de facture nauséabonde à notre digestion.
À présent, observez un cas général.
Je souhaitais dire, pour notre qualité d'oiseau chasseur,
qu’ici l'atterrement demeure tout, sauf un régal. 
Que jamais donc nous soit autorisé de perdre non plus la mémoire
de celles oies du Capitole, fort reconnues aptes à nuire dans le noir !


Dans le genre plus épicé mais tout autant individuellement gras,
arrive la tétras lyre, suivie de la faisane, femelle du faisan.
Dire, qu'à présent,

et dans toutes parades nuptiales, il va davantage
falloir évoquer l'argent.
Notez d'ores et déjà que nous vivrons pourtant un changement.
Que soit-il un plus ou moins visuel changement,
la supposée belle se farde de fard à proue à vos dépends.
Comestible, aurais-je dit ? ..., alors confirmons-le ...
Soit ! mais toujours pas de quoi se muer en nidifuge...


Passons aux autres... Il y a la geline : la poule.
De celle-ci - aucun doute -, elle revêt bien les attributs de nos espoirs.
Certes là, l'équilibre s'atteint mais l'addition s'augmente.
Pour assumer, il vous faudra encore attendre d'avoir l'âge et les
moyens de son père.
Ceux vous rappelant - véhicules des plus odieux -,
nos masculins devoirs, soi-disant redevables à Dieu.
Vous avouerez qu'avec ladite volaille tout se complique.
D'autant que cette dernière citée - la poule -,

n'est pas la plus inapte de vociférations que n'auraient

pu l'être les dindes, les oies, les faisanes, les pintades et

les tétras lyres ci-dessus précitées.
Et puis, d'avec cette dernière, demeurons fort vigilant ;
l'échappatoire ne s'opère point si aisément,
car plus coq s'apprête, mieux poule le guette.

 
Maintenant, parlons de repas d'aigle.
De réel et consistant repas, oserais-je dire !
Parlons d'une part de cette gent, non des mieux abordables

malgré les méandres du vieillissement : cette inexpugnable réalité à venir.
Parlons tout d'abord ici des tourterelles, en effet les plus gustatives ;

assurément les moins débordantes.
Au-delà...., la colombe, peut-être ?
Des créations - limite oniriques -, des créatures dont l'entretien d'à
nos frais se transforme en véritable plaisir, en désir même.
Hélas, pour celles, la difficulté réside...
À savoir, selon comment et où se situe notre compétence à profiter de la bête ;

la cueillir au bon instant.
Pire encore, au possible, la conserver le plus longtemps.
La buée de notre esprit de partage n'en reste guère d'harmonie
suffisante.
Abusivement humble, mais toujours gourmands, nous désirons muer

en plus notoirement temporelle cette fréquentation constituant

un perçu miracle de notre vie.
Mais, qui d'entre-nous mériterait moins ?


Pour ma part, de toutes celles, je fais fi, car du rien je réclame

si ce n'est à présent, légitime, la fée ailée ....


Laurent Lafargeas.
132-2001.ed.20.04.2012.


 

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article