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Lunes Lune sur le Japon Lune papillon blanc que rêvent au chant du coucou les Bouddhas aux lourdes paupières. Blanches-ailes des papillons lunaires battant sur les ruelles de la ville réduisant au silence les inutiles mèches des lanternes au creux des...
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Un cuivre du soir Je me suis envolé, un cuivre du soir était apaisé par une poussière de fleuve en tombant je suis entré au pays des crânes là où les feuilles sèches chantaient comme des oiseaux irradiés J’y ai dressé une tente noire et j’ai attendu J’ai...
Lire la suiteLouange à la Reine des mondes à la sublime annonciatrice de sainteté à la vestale de l’Amour. Par elle, tu me fus envoyée ô tendre Aimée adorable soleil de la nuit. A présent je veille tu m’as donné révélation de la nuit, source de vie de moi tu auras...
Lire la suiteJe résiste assez mal à la chute des corpsMon âme se repose assise entre deux chaises A ma table invité je suis le chiffre 13 Et le sommeil m’encombre avec ses vieux décors Regardez-moi Seigneur qui donc suis-je que sais-je ? Il est en Chine un trône où...
Lire la suiteJe l’aime, et la recherche de si grand cœur que par excès de désir, je crois que je m’enlèverai tout désir si l’on peut rien perdre à force de bien aimer Car son cœur submerge le mien tout entier d’un flot qui ne s’évapore plus… Je ne veux ni l’empire...
Lire la suiteAPRES MOI Situé à des années lumières, sur une planète ou une étoile, la mienne peut-être ; disons alors, situé à mille années lumière, je compte vos erreurs, j’additionne vos folies, je classe et répertorie l’ensemble de vos âneries. Du temps où j’étais...
Lire la suiteJe titube à travers toutes les maisons vides du zodiaque. Pourquoi les murs n’ont pas d’oreilles, pour écouter le grincement des portes, la nuit, lorsque les dormeurs dressent des nuées de coton mauve sur les draperies noirâtres de leurs rêves ? Sur le...
Lire la suiteJe cours sur la plaine maculée du sang de mes songes. J’égrène ma poésie en réminiscence noire en gravant sur la cire de mon âme, mes visions et mon espoir à langueur de blues. Contact lointain La nuit symbole des symboles qui fait saigner les chastes...
Lire la suiteJe sais que je porte la mélodie en moi et je n’en ai pas peur. Je ne dissimule rien de moi, mais tout me dissimule. Je suis la vulgarité pénétrante des fleuves qui ne connaissent pas les fœtus qu’on leur jette, qui ne savent pas la saveur femelle des...
Lire la suiteLe corps immobile est au bord tellement à pic, comment le dire ? tellement à vif, qui font qu’écrire au bord du monde, n’est pas là devant (le devant que l’écriture dit) mais au dedans dans l’immobilité interne où je perds mon corps par dedans. Jean-...
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