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Trop veiller à ce qui est bon ou mauvais, agir en priorité dans un sens ou dans l’autre, convient à sélectionner nos propres adjectifs, par là donc de s’enfermer à l’intérieur d’un choix.
C’est, à mes yeux, l’une des premières formes de la médiocrité… Aussi, oserais-je dire ici que le mauvais est productif, du moins peut-être plus que le bon qui s’endort ?
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Le cerveau de l’homme d’esprit est comme le cratère d’un volcan en permanente éruption. Hélas, de variétés d’icelui, peu notre globe en compte, et trop demeurent en sommeil.
Là, il va sans dire que le contraire, immanquablement, ferait changer la face du monde.
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Si partout la femme s’emparait des pouvoirs, certes le monde se transformerait, mais, à en juger certains endroits où c’est déjà le cas, je doute fort que l’équité domine davantage ; aussi que nous y gagnions en matière de clémence.
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Qui, quoi nous mène à dissimuler nos émotions ? Quelles sont les raisons de cette pratique invisible et à peine justifiable, puisque la sensibilité demeure trop souvent notre unique qualité, pour ne pas dire notre art ?…
Sur cette question, mon avis est qu’à trop agneau pas d’épouse.
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Tous les mots ne peuvent en aucun cas devenir les traducteurs du talent qui, lui, conjugue en moi le mépris et la contemplation.
Ils ne peuvent être non plus les témoins de mon orgueil qui ne se cache pas, mais qui aurait pu ici se manifester davantage si, précisément, je disposais d’autre chose de moins illusoire que les mots.
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Me serait-il vraiment permis de sous-estimer, de juger la laideur d’autrui, encore que davantage la laideur d’esprit ?
De cela, j’attends que l’on me préconise la superbe règle ayant le dessein de l’interdire à quiconque. Ici, pour l’heure, je n’en connais d’autre que celle d’une certaine mignardise invitant les faibles âmes que nous sommes à l’observation de l’immoralité d’une telle conduite. Le « savoir vivre » en dépend, paraît-il !…
Entendez-là, que notre majorité se sauvegarde par ignorance et par la non convenance à dépoussiérer le mal en son général, ceci aux mille endroits où pourtant il se loge.
Mes lecteurs et moi-même comprenons que la tolérance est
une tare ; aussi, la meilleure défensive de l’édifice de l’incohérence qui nous cerne.
Sans jamais donc y réfléchir, de son handicap, l’aveugle demeure au service de n’importe lequel malveillant des biens voyants.
Voyez-vous également encore ici ma qualité de vil réactionnaire, mais notez cependant que j’en suis très fier.
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Il est dit que le ridicule n’a jamais tué personne. Hélas, il le devrait, nous épurerions ainsi une bonne moitié de cette démographie plus que merdeuse.
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Déclaration d’un mauvais esprit
Au boulevard du hasard, je mêle mon urine aux sanglots des patriarches qui, eux, caressent le sexe des punaises des bois.
Babel et Eiffel ont jadis creusé mes entrailles, mais je calme ma soif avec le sang des statues, tandis que le trèfle de mes sœurs agace les pionniers de l’impossible.
On m’appelle « acide » !
Mes pommes sont radioactives, et c’est avec de l’arsenic que j’assaisonne vos mets. Je peux être aussi ces fausses couches qui m’ont baptisé l’assassin de Cybèle ; ces furies, ces ineptes, nées dans un bain de vitriol.
On m’appelle « Saint-Lucifer » !
Quoi de plus naturel ? …, il me faut bien un nom, pour tous ces cons…
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Venant de l’éternité, notre mère, nous allons vers l’éternité, notre mort.
Ceci, savourant les actes de notre vie ; ceux de l’amour, entre autres.
Peut-être une image aussi ?…
Alors, il faut que l’homme soit père pour savoir qu’à ses vagues la mer !
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M’éveillant un matin, j’ai rencontré un ami au pied de mon lit.
« Je suis l’ami des ondes », m’a-t-il dit.
Je l’ai cru, bien entendu, mais je ne l’ai pas compris.
Notre dialogue a été court, et je le regrette toujours aujourd’hui.
Pour cela, j’ai la désagréable impression d’être depuis maudit.
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Sur des ciels noircis, pollués, sombres, pourris, des ciels sur une terre immonde, règne Dieu le grand, l’incomparable, le plus beau, l’idole de tous.
Ses créateurs, ses mères, ses femmes, de garantie, l’ont pourtant emprisonné.
Du moins, elles ont toutes enfermé son idée pour l’officialiser ; bien souvent au cœur d’un édifice.
Elles ont donné une forme et des limites à son pouvoir.
Elles l’ont donc rendu et laissé moins spirituel !
Il conviendrait alors de croire ici que l’esprit est en danger…
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L’existence est une vitre constituée d’eau. Une fois brisée, ses particules liquéfiées s’écoulent et retournent à la source.
Quand bien même aurions-nous découvert le moyen de vivre à l’horizontal sur nos pieds dans ce monde de hauteurs, ainsi évoluer sans plus subir de pesanteur, de cette règle, il ne pourrait cependant en être autrement.
Tout cela pour vous dire que, le matin, ce qui réveille davantage que le café, c’est de renverser le café.
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L’héritage est ce qui contribue à la structure de l’identité d’un homme le plus singulièrement concevable, légitime ; et dans sa continuité, qu’il y aurait-il d’autre de primordial ?…
De quel mot, de quel nom pourrions-nous baptiser une autre convenance annihilant cette mission, annulant cet objectif existentiel, pour ne pas dire cet élément de vie partiellement générateur de joie de vivre, de raison de vivre ?…Je ne perçois ici donc que la convenance contraire d’une exécrable volonté universelle qui tend à muer cet homme en soldat mécanique, et qui, de surcroît, le glisserait peu à peu vers un ailleurs moins gênant à l’organisation collective. C’est-à-dire sa non faculté de penser, si ce n’est sa non tenace sensibilité : celle qui justement réunie toutes motivations constituant son legs.
Voyons-là que la transmission d’un héritage demeure la forme la plus respectueuse de l’individualisme ; celui-ci le plus opposé à la robotisation que la majorité écrasante des esprits stériles tentent et parviennent à lui, à nous imposer. Voyons également que l’absence de cet héritage - lui, devenant prohibé - conduira inévitablement, au cours des futures et proches décennies, l’humanité à se transformer en davantage inhumaine qu’elle ne l’est hélas déjà.
Observons alors, qu’amputé de cet espoir, l’agissant ne le sera que pour son lendemain, et rien d’autre. Aussi qu’il s’agit-là d’un horrible et notoire massacre d’une part considérable de ces fameuses facultés qui nous distinguaient et faisaient la différence d’avec celle de la barbarie.
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Les gens ne pensent qu’à vivre, enfin qu’à se maintenir en vie, et depuis qu’ils sont nés (il est vrai que, pour certains, il s’agit de survie), mais aucun d’entre eux ne souhaite apprendre à mourir.
Ils ne s’enseignent pas de cela… C’est désolant !… Oui, aucun d’entre eux n’estime à sa juste valeur l’après eux.
Ils s’attachent à leur espace temps plus qu’il ne le faudrait, ils l’affectionnent, ce qui somme toute demeure légitime, certes, mais toutefois je pense qu’ils pourraient vouer davantage, à savoir trente pour cent de leurs ambitions, de leurs structures, voire de leurs projets, ceci à la consécration de leur après.
Un petit effort quoi !… Ce qui, à mon avis, prolongerait et apporterait un peu plus de sel et d’intérêt au jeu déjà fort insipide de la vie.
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L’Univers est neutre.
Il ne se voue à rien ; pas même à lui-même !
Jamais il ne s’étonne, jamais il ne s’alarme ; contre toutes agressions, jamais il ne s’arme.
Placide, impartial, il n’adopte aucun jugement,
et n’opère aucun châtiment.
Pourtant, sa force c’est la « Force », ses caprices sont séismes, et la valeur de ses mouvements demeure à peine estimable.
L’Univers est neutre, et c’est grand dommage !…
Aussi, à bien des lieux, je déplore son non-agir car, d’une simple volonté, d’un maigre souffle, il pourrait mettre un terme à notre pitoyable frénésie, autant qu’il s’en allégerait la mémoire.
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Les femmes ont l’égale promptitude à se créer de nouvelles amies qu’elles ont la faculté de les perdre aussitôt.
C’est que la similitude de leurs qualités les rapprochant demeure aussi étrange que celle de leurs défauts : immuables reflets d’elles-mêmes !
Voyons ici le superficiel dominer quand la profondeur s’exprime ailleurs !
Reste à savoir, si cet universel prévisible n’est pas un avantage…
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Aujourd’hui, le béton et le bitume ont envahi le partout ; l’audio-visuel à remplacé la rue ; le PVC et le stratifié s’imposent dans les intérieurs
- d’ailleurs, seul le synthétique s’aborde. Les exigences publiques ont modifié les familles, aussi, par endroit, l’appétence et le besoin les ont détruits ; le culinaire n’est plus que nécessaire, tandis qu’obsolète est devenu le bien faire, tout comme les croyances et la fraternité…
Aujourd’hui, l’équilibre ne s’obtient qu’en consultation ou par thérapie, les revenus sont abusivement taxés, leurs sources constamment dans l’angoisse d’être un jour contrôlées.
Également, l’aisance, la liberté, le simple maintien du confort dépendent de trop de pouvoirs distribués. La chaussée peut vous conduire en prison, la banque peut entièrement vous marginaliser, quant aux erreurs de gestion, elles peuvent complètement vous ruiner. Enfin, de partout, il ne faut pas trop spéculer pour ne pas devoir trop payer ; de partout il faut savoir se priver pour demeurer dans la légalité, tandis que, de partout, s’organise la primeur de vous faire dépenser.
Comme tous, subissant cela, alors je peux dire de mon enfance, avec cependant beaucoup de regrets pour ce qu’elle fut, qu’elle reste encore, de ma vie, l’époque la mieux vécue.
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Ma force n’est pas dans la force de l’homme ; du moins elle ne souhaite pas s’y comparer.
Ma force, elle, est au-delà, si ce n’est au-dessous. Et peu importe, puisqu’elle est force !…
Acceptez néanmoins, plus humble, qu’il m’est impossible de me comprendre. Ceci compte tenu que j’ai toujours été entouré de gens qui ne comprennent rien, si ce n’est pire encore, qui ne partagent rien…
Même s’il nous reste disponible d’échapper aux influences extérieures, notez cependant qu’il faut être un demi-dieu
- un Hercule - pour, intact, de cela s’en extraire vraiment.
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La noblesse d’esprit étant ma priorité, rien d’étonnant pour moi à ce que beaucoup du reste de ma structure soit non étrangement négligé.
Je néglige ma tenue ; je néglige donc mon apparence ; je néglige ma santé - à ce sujet, je ne suis pas sans attendre une lourde addition - ; je néglige mon intérieur ; je néglige mon travail, et là rien n’est gratuit, mais le plus lamentable, et, à vrai dire le plus regrettable, c’est que je néglige aussi ma vie affective. Et là encore, c’est un jour sur deux que la facture se présente !
À cet effet, conviendrait-il mieux d’épouser la niaiserie afin d’obtenir une légumineuse accalmie ?
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J’ai rencontré une vérité signalée comme telle, et la voici : lorsqu’une femme recherche un homme, voyons un partenaire pour ce que vous savez autant que peut-être autre chose, elle peut tout aussi bien, cette femme, trouver 100 kilos de crétinerie autant que 50 kilos d’osmose ; ou le contraire d’ailleurs.
Là-dessus, nous sommes d’accord ! mais, sans omettre que la femme peut imposer, également dans les deux sens, ces mêmes proportions, n’oublions pas ici que nous sommes tous fait pour reproduire, et que personne nous a demandé de réfléchir. Aussi, notez à cet effet, que nos appareils génitaux n’ont jamais été conçus pour rejoindre ladite présente réflexion…
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L’abus d’alcool est dangereux… Certes ! mais qui d’autre que le consommateur lui-même pourrait gérer, en ce sens, sa bonne ou mauvaise santé ?…
Voyez-là certains créateurs d’axiomes issus de basses analyses abuser de moralités sur l’oreille d’un peuple qui, à ce jour, n’a plus suffisamment d’identité pour s’abreuver à souhait de ce type de réalisme.
Qui d’autre donc aurait l’intérêt d’anesthésier nos âmes de ce genre de postulats ?
Peut-être la Sécurité Sociale qui dilapide nos cotisations, et qui fait fuir nos investissements…
L’absorption d’alcool provoque de graves accidents de la route… Certes ! mais les brasseurs et restaurateurs doivent-ils en être les responsables ?
N’y aurait-il pas là une répression au seul service des compagnies d’assurance, celles-ci non assez bénéficiaires du nombre de souscriptions rendues obligatoires ?
N’y aurait-il pas là, à lire nos textes législatifs, l’émergence d’une nouvelle éthique s’appuyant sur certaines dramatiques catastrophes, ceci encore afin d’alimenter une économie parfaitement ciblée,
et sans retour ?…
Ici, une autre question accompagnerait cette dernière : depuis quand l’appât du gain ainsi que les budgets nationaux en déficit se préoccupent-ils de la liberté d’autrui ?…
Enfin, de toute cette nébuleuse, tristement non épisodique, est-il indispensable de mettre en péril la plupart des conservateurs de notre patrimoine ?
Le vigneron français, par exemple, doit-il être considéré comme un dealer ?…
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Si notre vie doit être une œuvre, du moins une humble histoire à joindre au bouquet des autres, et des autres encore - entendons ceux qui la liront -, si notre vie était une allégorie, voire une tragédie qui, à son terme, se verrait coiffée d’un après, celui de l’éternel, cet éternel nous restituant ne serait-ce qu’une part d’euphorie que peut fournir un spectacle, à savoir celui d’une magnifique représentation théâtrale, un artifice offrant une joie aux autres autant qu’à vous-même, alors cette vie détiendrait la plus utile raison d’être vécue.
Aussi, voyons-la, toujours en ce sens, cette vie, comme un enseignement supposé complément de certains de nos précédents ayant à peine obtenu la réussite qu’ils auraient cependant mérité ; certains, dont à en juger nos souffrances actuelles, ne furent pas suffisamment convaincant.
En attendant, considérons nos futurs spectateurs, aussi ces interprètes d’après notre vie, ces nouvelles âmes d’hommes et de femmes qui, pour l’heure, ne sont pas encore nées. En ce sens, avec eux, éternel, je compte bien l’être, et oserais-je ajouter ici que je tente à m’attacher au mieux à cette gestion ; du moins tant que mes capacités physiques me permettent de tenir un stylo…
Paraît-il que nos existences sont redevables à Dieu !
C’est possible, mais n’ayant peu d’arguments à défendre vers cette pourtant universelle théorie, pas plus que de ceux pouvant faire la démonstration exacte du contraire, je me limiterais à embellir, à encenser ce qu’est le théâtre pour ce qu’il apporte de sublime à nos humbles transmissions humaines. Celles, par exemple, d’interpréter, au mirifique parfois, ce qui circulait réellement dans les veines, dans le cœur et dans l’âme de l’auteur ; autant ses litanies tournées vers l’espoir que l’ensemble de ses déboires.
Je ne suis pas un empereur, je ne suis pas un roi, ni un tsar, pas même pour l’heure un auteur de théâtre, mais j’aurais bien souhaité, un milliard de fois, devenir l’un des voisins de ce Dieu que je reconnais comme cependant l’auteur du beau dans sa généralité.
Certes, subsiste ma puérilité pour grande part dans ce constat ; ce constat qui ne relève que d’une conscience toute personnelle, de ce fait tangente, mais je m’interdis d’envisager le moindre éloignement de cette idée, car je veux croire, moi, à mon sublime pas encore apparu tout en remerciant au préalable cet interprète - celui qui endossera mon rôle dans les siècles à venir peut-être -, celui qui, par les voix de l’éternel dont je parlais plus haut, celui que déjà j’aime comme s’il était moi-même, celui qui sera donc mon double.
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La femme, tout comme l’homme du reste, est un oiseau qui, par son origine, vole de branche en branche, mais qui paralyse immanquablement cette nature par le trop long stationnement à la foison qu’elle estime durable ; entendons à la branche la plus solide.
Au-delà, ses ailes s’atrophient quand celles des hommes doublent d’envergure.
Et pourtant, en notre temps, le contraire se fait de plus en plus cas.
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J’ai divorcé d’avec l’espoir. Non qu’il m’est intimement déçu, mais il fut davantage avare en résultats probants. Je ne l’aime plus donc, et de surcroît je l’estime fort ingrat.
Notez que, de pour mon côté, humble et sans mépris, il aurait pu faire mieux ; ne serait-ce que pour les autres d’autour et d’ailleurs de moi.
Je parlais ici de ceux qui méritaient tout autant son alliance que moi, à ce jour le jugeant tout en le répudiant.
Et puis, en marge, dite-le moi, à quoi bon lui vouer un culte ?
Si - et avec science - nous observons ses compétences, deuil reste à nous, de notre apte analyse, de le percevoir plus que vain.
Tout de même, puisque j’ai divorcé d’avec lui, disais-je, épousez-le ; il demeure un cœur à prendre !
Et vous, tout comme moi du reste, vous avez assurément plus que besoin d’un moteur à l’espérance qui vous anime.
Donc, n’hésitez plus, il n’aspire qu’à son entretient.
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Complaisance est née d’esprit, mais hélas l’esprit ne cesse de quérir cette dite complaisance.
Dès le matin, par exemple, je souffre…
Mon esprit, pour ne parler que du mien, cet esprit doit s’affairer ; il s’évertue, en dehors du reste, à égrener un temps qu’il ne souhaite pourtant pas voir mourir, mais qui cependant s’écoule inutile et de routine : ladite routine du nécessaire.
Aurais-je un instant demandé à Dieu de me confondre ainsi à la norme liquéfiante issue de ce constat ?
J’en doute, et du plus lointain de mes souvenirs !
Maintenant, qui véhiculerait une nouvelle audace ; disons celle de prétendre que ma mémoire s’estompe ?
Qui aurait la suprématie confirmée apte à m’exiger de rester conventionnel ?
Que le cou de cet outrecuidant se trouve entre mes deux mains, et je l’étrangle…
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À une aube, je suis parti je ne sais où, avec pour seuls bagages mes souvenirs de la veille, de l’avant-veille et d’une part estimée notoire de mon vécu : ces dits souvenirs avec un grand « S ».
Cheminant alors vers une forme de désertion, j’ai pourtant croisé des regards sains, des faciès de jovialité, des ancres au pouvoir de me ressouder au port de ma naissance.
D’un œil ou d’une oreille soumise, les aurais-je vraiment entendu ?
Les aurais-je vraiment regretté si en dépendait autant ma liberté ?
Ce jour, j’ai subit de devenir un homme, et sur le passage en vomissais du reste.
Depuis, mal revenu, étranger à bien des endroits - même des ex proches -, je cherche partout, voire quelque part, à redevenir l’enfant que pourtant je suis toujours.
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Toute laideur transformerait-elle l’âme de celle ou de celui qui la porte ?
À cette question, plus aucune réponse ne présente une importance fondamentale.
Ceci, puisque à présent, et depuis plusieurs années déjà, l’âme, disons l’individualité de cette âme, ne prime plus à la sélection, ni même à la volonté du transport des idées reçues…
La liberté se meurt ; avec elle ladite laideur, car peu, dans le cas, entretiennent la mépris d’eux-mêmes.
La cause en reste l’aseptisation par suprématie de l’incohérente collectivité qui s’acharne à gérer nos vies.
Moi, par exemple, qui ne suis pas manifestement laid, je le deviens néanmoins à mes yeux…
Par obligation, je le précise !
Et si nous reparlions d’âme, alors permettez-moi d’observer de près la votre.
Ici, croyez-le bien, le danger reste notoire !
Également, croyez-le encore, l’aisance de votre âme jamais ne pourra sereinement se séparer de ladite liberté ; perçue comme sœur de laideur, pour le peu…
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En théorie, je préfère les absolus, mais dans l’absolu, je réfute les théories. Est-ce à dire que ma quête de perfection se priverait de ses règles ?
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Nous entendons dire souvent « c’est le progrès ! », comme aussi souvent se dit « c’est le destin ! ».
Ce que nous entendons surtout, et dans les deux cas précités - j’ajouterais, ce qui nous perce les tympans, malgré son bruit
silencieux -, c’est l’écrasante majorité qui pense « je ne peut rien y faire ».
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Je n’ai pas fais le tour du monde, si ce n’est que de quelques pas.
Hélas, j’en vis suffisamment pour être informé de ce que s’y composait plus loin. Non longtemps me fut à comprendre que le partout demeure austère.
Je suis revenu, entassé dans le mépris avant l’indifférence ; avant, d’autour de moi, dresser une enceinte, une forteresse à la défense du noir : ce fameux partout.
J’ai donc divorcé d’avec la vie ; ses plaisirs son trop faibles !
Alors, déshabille-toi, dévêts-toi, mets-toi nue que je profite de toi, et, au-delà, peut-être pourrais-je sincèrement dire que d’un meilleur j’ai pourtant vécu.
Que je sois damné pour toujours dans un enfer terrestre, où dans un autre, de mémoire, je garderai la jouissance de nos présentes minutes.
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Si j’obtenais une médaille selon l’un de mes incontestables mérites, j’exigerais qu’elle soit unique ; ceci tout comme la femme de ma vie.
Dans des cas contraires, autant mes ébats d’avec l’identique épouse du voisin ne m’offriraient qu’un bordel sentimental, autant ma décoration me galvauderait piteusement ledit mérite.
Estimez-là ma sainte horreur des confusions !
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Dès sa naissance, l’homme est condamné à ne jamais se respecter.
Au-delà de l’éducation qu’il doit affronter, il se juge très tôt lui-même imparfait ; disons faible face au monde qui le domine.
Plus tard, et particulièrement influencé de cette notoire agressivité lui étant imposée, il s’égare trop longtemps au sein d’un amalgame de suppositions lui suggérant un meilleur qu’il est comme il se doit, ou encore comme il se devrait être.
De ces bases incongrues - pour ne pas les nommer pires -, malgré et au regard de la nature qui l’a créé, l’homme restera toujours le prototype de l’absolu imparfait : celui même qu’il espérait pouvoir éviter.
Ce qui somme toute le rapproche néanmoins des autres !
L’unique résultat positif de ce constat - tristesse étant là -, c’est que cet homme se sécurise abusivement de sa carence d’individualité au côtoiement normalisé d’avec ses congénères d’identique anesthésie.
Alors, voyons-là un séisme d’une destruction plus latente, plus permanente, mais surtout plus grave que le sont les tremblements de terre, les tsunamis, voire les météorites nous percutant.
Concluons en remarquant que l’homme, ici comparable à un professionnel aux échecs - toujours vainqueur en ses parties -, aux vues de l’univers, trouvera un jour son maître ; et en tant qu’homme, hâtivement j’espère cet instant.
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À force de vivre ou de survivre en dehors de l’action, celle dont, chaque jour, je réalise sans personnelle conviction, pour la nommer,
l’ « Existence », de poison, j’ai brûlé mon cerveau.
Hier, avant hier, je l’ai pourtant sollicité, ce cerveau ; non d’inspiration mais de simple mémoire …
En retour, il ne m’accorda, cet ingrat, que le vide, si ce n’est que la nausée de ce vide.
J’ai brûlé mon esprit, j’ai brûlé mon cerveau, et il se venge !…
À bien des endroits, il aurait dû, fair-play, reconnaître, estimer le maigre fruit de mes ambitions d’antan ; accepter, tout comme moi, ce vain déplacement, ses efforts sans plus de notoires enrichissements…
Hélas, à présent que je n’ai plus que lui, il me quitte et déserte
mon ennui !…
Et voyons ces affres de fatalisme : que de fuir son karma et ses vicissitudes n’est accessible qu’à celui ou celle qui n’a rien à détruire.
Moi, j’avais mon esprit, et, de poison, dis-je, je l’ai anéanti.
Enfin, que tous se rassurent, nulle n’était mon intention, d’un jour et pour l’éternité, reposer au Panthéon… Trop d’ex intempestifs l’occupent déjà !
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Nous désirons tous voir le monde, le connaître, l'embrasser parfois, le dominer assurément, mais comme la grenouille au fond de son puits, nous restons beaucoup plus occupés à entretenir et défendre le grain de riz qui nous sert de cerveau.
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Si l’on observe attentivement le monde et l’histoire qui l’a construit, force nous est donné d’y connaître que le tout de bien y fut créé en vain, et que rien de meilleur n’y puissions faire ou ajouter si ce n’est notre propre fortune spirituelle obtenue par l’art de glaner.
Glaner ça et là quelques idées nouvelles qu’il nous plait à croire géniales, mais dont nous connaissons au préalable la certaine inefficacité.
Nous entendrions aisément qu’il s’agit néanmoins de l’acte quintessent de l’artiste moderne, certes, mais hélas encore acte vain.
Et de cela, la reconnaissance n’y change rien. D’autant qu’elle ne répond qu’à une technique plutôt qu’à une pensée réellement partagée. De plus, ladite reconnaissance intervient le plus souvent au-delà d’une première davantage par votre nom qu’elle vous a fait que par l’ « œuvre » seconde ou tierce. C’est-à-dire qu’en nombre domaines, la médiocrité, même dépourvue de son habituel cortège de moralités, conserve toujours sa majorité actuelle.
Et c’est un entier supplice d’en être le public ; plus encore odieuses sont les couleurs du « succès » qui se répètent : les styles ou imitations qui se pérennisent, trente, quarante, voire cinquante ans après les premiers « miraculeux » effets.
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Je ne saurais distinguer avec aisance autant mes ennemis que mes véritables amis, mais je suis assuré de reconnaître instantanément le beau ainsi que le laid, ou même l’outrecuidant laid lui étant opposé.
Entre les deux ou les trois, ce qui m’exècre le plus, c’est la contenance qu’ils utilisent pour tromper les âmes simples. Et nous savons à quel point ces dernières sont légions !
Certes, tout a été fait, tout a été dit, tout a été déjà été écrit, mais de cela, l’inconvenance aurait-elle encore le droit de s’imposer en vertu d’un nouveau siècle effaçant les autres ?
Ici, j’évoquais le laid.
Pour ce qui est du beau, je dois reconnaître en être qu’un copieur, certes encore, mais avouons qu’il aurait été particulièrement ecœurant que j’eusse choisi copié le laid.
Notez que je m’y refuse !
Laurent Lafargeas, 1983/2005.
ed. 04.07.2008.