De l’inertie nationale
Nombre d’âmes faibles, de faculté dépourvues, s’accommodent et se meuvent au mieux du décret en tous sens abusif, autant des mille nouveaux droits et interdits confondus.
Ils en castrent leurs envies ; de mutisme, en pénalisent leurs efforts.
Nombre d’âmes sans réelles propres opinions, acceptent et s’adaptent, trop rapide, aux ablations du présent, vues comme les rudes étapes d’un avenir cependant annoncé d’incontestable évolution.
Ici, chacun, sans du reste vraiment y croire, se soumet pourtant docile aux exigences du complet illégitime probable.
Aussi, moult grand nombre d’aveugles cautionnent, de carence intuitive, la naissance des conflits, guerres et guérillas ; actions les jugées plus natures de la structure humaine.
Nombre savent et connaissent les voire poindre, mais toujours, fort occupés des luttes personnelles qu’ils ont à mener, deviennent ou deviendront infirmes du solidaire ; ce solidaire, cette base, chez nous maintenant détrônée.
Voyons déjà, que nombre se dévorent entre eux, qu’ils en est de même de la sphère légiférante et que le non agir pourrait encore prôner en sage recul apte unique à différer le pire.
Enfin, et si l’on parle de sagesse, reconnaissons qu’entretenir, instituer les rêves et les utopies dites collectives, conduire donc les ensembles vers ces voies, c’est transformer notre flagrant échec en séisme immanquablement assorti de génocide ; ici, réelle compétence et faculté de notre anatomie.
Laurent LAFARGEAS.