Depuis bien longtemps, la vie dans notre région
fut plus rude et plus chère qu 'aux autres lieux de la nation.
Trop souvent, chaque Francilien devait, dans l'effort, multiplier ses moyens. Certains même, pour joindre les deux bouts,
jour et nuit, travaillaient comme des fous.
D'autres, peut-être moins téméraires,
y parvenaient de quelques heures supplémentaires.
À présent, ici tout demeure parfois très onéreux,
mais les nouvelles lois se sont tournées contre les ambitieux.
Ainsi, puisqu 'une grande part souffre de précarité,
ce fléau donc, il est dit qu 'il faut le partager.
Egaliser, uniformiser de chacun le pouvoir d'achat
reste le principal vœu de notre Etat.
De là, voyez parfaitement castrée
toute moindre bonne volonté.
Disons, que la règle de ce pays en grand déficit,
pour mieux faire, à choisi de rendre le travail illicite.
Par contre, ce qui n 'est pas en diminution,
accrues de leur côté, c 'est bien les taxes et les cotisations.
Aussi, notre temporaire dite forte monnaie nous transforme en européen
pour qui, il demeure de plus en plus dur de gagner son pain.
Laurent Lafargeas.