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Mes canards

                                                      

Mes canards


Que le monde me retourne la haine que je lui ai toujours voué ( le premier peut-être, qu’il ne cesse à mon départ de jouir en cautionnant son infernal mécanisme d’ignorance (celle à me faire vomir, saigner et regretter de l’avoir côtoyé), qu’en somme je m’éloigne, toujours l’âme en guerre, ma victoire n’en restera pas moins mes trois canards qui, hélas, à leur tour devront affronter ce dit ennemi : cette stupidité universelle, dont je souhaite, en secret, qu’un jour ils maîtrisent.
Encore en somme, qu’ils me vengent, et, non soutenant ma lutte, qu’ils la perdurent néanmoins, malgré, de celle-ci, son supposé garanti échec.
René Pierre est l’aîné. Il est vrai, souvent de pierre reste-t-il, mais son cœur immense sera vainqueur à bien des endroits, et je désire le penser…
Aussi, j’aime croire qu’il s’agit de sa force, et, qu’au-delà, elle présentera la nouvelle force : celle à faire trembler !
Pour Vincent, le cadet, mon héritage est plus ingrat, mais sa force à lui sera tout autre.
Peut-être déjà est-il souffrant de ce legs qu’il aurait pu éviter.
Ici, je parle de celui de trop me ressembler.
Puis-je là dire, de lui, un volcan à venir ?
Le dernier, Philippe, en son sein, entretient beaucoup la sensibilité du jugement non primaire que l’identique faculté d’en étayer rancœur.
Sa tactique sera sa gloire !
Monde, ma réelle et ultime vengeance demeure celle de vous opposer de mon défaut partant mes trois canards qui, pour l’heure, n’estiment pas leur mission, mais qui atteindront cependant ce but voilé, longtemps espéré de mon côté.
Monde, voyez-là mon égoïsme se répandre du mépris de vous.
De cela, rassurez-vous, ma lutte s’achève ici ; pourvu qu’en paix vous laissiez mes enfants.

Laurent Lafargeas.
134-2005. ed. 6.06.2008.











 

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