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À plusieurs de nos époques, l’honnête femme, de ses diverses parures, s’est distinguée, ou fit l’effort de paraître ce, qu’en réalité, elle ne souhaitait pas nécessairement.
Tout comme l’honnête homme du reste, c’est d’une écrasante moralité qu’elle encombra et encombre toujours ce que pourtant exigent ses instincts : sa nature !
Il ne serait être qu’un monde unique, cependant qu’un dit « savoir vivre » en invente mille autres.
Il s’agit-là de cruautés existentielles, d’humiliations permanentes, de stupidités incessantes ; et accordons-nous le savoir de cela !
Le premier déficit du non respect de ces règles universelles, c’est tout d’abord la perte de la Sainte réputation ; entendons ici le début de la fin.
Et plus vulnérable en demeure la femme ; femme du Monde de surcroît !
Où trouver donc les bases de ces impitoyables données ?
Dans les sombres rues de grandes villes ?... dans l’office d’une gentilhommière, quoique reconnue politiquement correcte, pour sa part ?
Devrions-nous également les chercher, ces bases, dans l’humidité de nos âmes dépourvues de certitudes, tant garnies de puantes affirmations de vérités apprises, et non génétiques ?
Alors, seule réalité – convenons de tous les temps : la jolie femme, tout comme l’édentée, borgne et totalement illettrée, trop souvent meurt inconnue.
Quant à la politique, ses voix et voies nous ont conduit à de tels génocides qu’il nous est complètement interdit de la mêler à notre interne lutte entre le désir et le plaisir.
Laurent Lafargeas.
Lettre imaginaire et politiquement incorrecte de la Marquise de Grignan à sa mère la Marquise de Sévigné composée en alexandrins, vers croisés organisés en quatrains :
Emue par le pli que vous m’avez envoyé
Sachez-le, je suis fière d’être votre fille
J’éprouve tant la hâte de vous retrouver
Oh souriez vous êtes toute ma famille !
Tantôt, au matin lorsque nous nous séparâmes
Les yeux rougis par le sel des larmes de joie
Ce nouvel éloignement m’a déchiré l’âme
Nous qui fîmes moult agapes sous votre toit
Bien sûr, le regard narquois de mon cocher
Observant moqueur, l’hésitation de mes pas
Et les bonnes, railleuses, venues m’aliter
Froissèrent mon honneur, me firent du tracas
Mais là où j’ai eu besoin de tout mon courage
C’est pour affronter le courroux de mon époux
Me voyant rentrer il fut soudain prit de rage
De me voir ivre et de chanter de tout mon soul
Je fis remarquer que plus souvent qu’à son tour
Il fut gris et jamais ne lui en fis grief
Et si avec vous, ma liberté savoure
C’est pour fuir les geôles dont il est le chef
Quand nous reverrons-nous, aux temps des vins nouveaux ?
C’est bien trop loin, et déjà je me langui
De déguster les Bordeaux, d’humer les Pinots
Goûtant avec entrain forces charcuteries
Antre rêvé de nos amis sommeliers
Bientôt, dans votre cave en chœur nous rirons
De nos agapes par qui nous sommes liées
Avec servantes et valets nous danserons
Amertume, douleur, ces mots que vous clamez !
Oh, vous savez à quel point tout ceci m’émeut
Marquise, je veux à présent vous rassurer :
Oui, mon estime est inextinguible feu !
Franck Dumont