Epigramme XVI
À chaque État, l’Europe oblige à remplir ses caisses.
Ainsi, nos intérêts, nos rapports s’entendent à la baisse.
Personne, à présent, exige de nous à se nourrir d’avoine,
mais naturellement de bien s’amputer de nos patrimoines.
Ne pouvant alors créer un abusif autre impôt arbitraire,
nos dirigeants s’attaquent aux résidences secondaires.
Comprenez que l’ère des plaisirs est belle et bien révolue,
car il s’agit, ce jour, d’augmenter le champ de la plus-value.
Autrement, voyons encore disparaître notre désir de gagner,
avec lui, bientôt même celui fiscalement coûteux d’hériter.
Où pourrions-nous donc s’encombrer de quelques torts
à s’abstenir, pour cette fédérale utopie, faire des efforts.
Laurent Lafargeas.
178 - 2012.
Epigramme XII
Ici, afin de prôner l’idée fausse d’une fort virtuelle démocratie,
il fut un temps de feu et sang, où les aristocrates furent anéantis.
Alors, tricolore, un étendard triompha d’une dite obsolète féodalité,
en instituant la fable d’une nouvelle soi-disante ère des libéralités.
De ce mirifique principe, totalement, certains de l’époque y ont cru,
mais, est-il possible, à ce jour, d’en rester entièrement convaincu ?
Voyons partout, ceux , détenteurs et manipulateurs du bien public,
s’octroyer maint nouveaux avantages, disons quasi monarchiques.
N’évoquant là que l’abusive et précoce retraite de nos militaires,
de ces types de gaspis, il serait fastidieux d’en dresser l’inventaire.
Observons seulement, que ladite et garantie abolition des privilèges,
ne fut pas aussi prompte comme, au soleil, peuvent fondre les neiges.
Laurent LAFARGEAS
Epigramme XV
Chaque année notre absurde et sombre festival d’improductifs
invente, crée et institue de nouveaux postes occupés d’oppressifs.
Les contrôles fusent et se moralisent, tous subissons la répression,
les pénalités s’additionnent, tous cumulons coûteuses majorations.
Et, le résultat pourtant non copieux de nos produits ici s’échoue
au maintien de moult bureaux comme ceux d’un temps à Moscou.
Autre exemple du pire encore, les lois investissent quelques privés
à jouir du retour de l’adulte aux centres de formation obligée.
Promulguées pour alimenter cette partie du peuple non moindre,
elles empirent et diluent nos finances déjà en voie de s’éteindre.
Voyez donc là, une majorité de vils incohérents subventionnés
qui demeurent prompts et sans scrupule à nous voir tôt affamés.
Laurent LAFARGEAS
Epigramme XIV
Parmi cent professions qui viennent ou s’acquièrent de moult études,
certaines s’alimentent, œuvrent à nuire et nuisent à votre quiétude.
Tandis que lois, codes et finances, vous mènent aux embûches,
de vertueux officiers ministériels, de cela, boirons à vos cruches.
Nommons ces gens,ces gueux, les administrateurs judiciaires,
qui, de plein droit, muteront tôt nos vies en véritables calvaires.
C’est bien pour cela, croyez-moi, qu’ils ont opté pour ce métier ;
celui qui, légalement, permet à leur souhait de nous vampiriser.
Et, c’est bien tout là, de voir nationale et déplorable carence étatique,
de confier à ces écumeurs une mission restant digne du service public.
Car, lorsque lesdits juges s’en remettent à leurs délictueux rapports,
sur votre dos, ces vils ne cessent de se goinfrer du peu de vos torts.
Laurent LAFARGEAS
Epigramme XIII
De quasi partout, notre hexagone a mué et morcelé le vendredi.
Certains cumulent les R.T.T. ; ce jour, d’autres débauchent à midi.
Les premiers et les plus fervents défenseurs de cet idiot diapason,
bien sûr, ce sont les employés grattes-papiers de l’administration.
Mais, si le secteur public, de cela, moindre et peu ils en en souffre,
pour le monde privé, cette récente pratique demeure un vrai gouffre.
Ici, de cette incongrue et déficitaire absurdité, j’évoquais là le pire,
sur l’irritant vécu de nos autres jours, il reste encore beaucoup à dire.
Lorsque nous évitons, de moins en moins, la nuée des formulaires,
afin de les obtenir, de plus en plus, il faut bien veiller aux horaires,
et, comme toujours, nous devons suivre ces soi-disantes majorités,
au portable, nombre actifs vous empêchent de correctement déjeuner.
Laurent LAFARGEAS
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